Micronutrition

Le Sélénium

Avez-vous déjà entendu parler du Sélénium ? Non ? Et pourtant, il est essentiel à votre santé.

Définition :

Le Sélénium est un oligo-élément essentiel. Mais déjà, qu’est-ce qu’un oligo-élément ? Il s’agit d’une forme de sel minéral qui est indispensable pour l’organisme mais uniquement s’il est présent en très petite quantité. Une trop forte concentration entraine des troubles qui peuvent être plus ou moins graves. Il en existe plusieurs : fer, cuivre, zinc, iode… et notre fameux sélénium.

Le sélénium se trouve dans les sol sur lesquels poussent les plantes que nous mangeons. Il est absorbé tout au long de leur croissance et se retrouve ensuite dans notre alimentation.

A quoi ça sert ?

Le sélénium a beaucoup d’impacts et d’intérêts pour notre corps :

  • Une meilleure réponse inflammatoire face au stress oxydatif, grâce à la synthèse des sélénoprotéines, et aide donc à prévenir les maladies de type DMLA ;
  • Un meilleur fonctionnement du système immunitaire ;
  • Une meilleure détoxification des métaux lourds ;
  • Il contient des protéines liées au Glutathion péroxydase, le principal antioxydant de l’organisme humain qui protège contre les effets des radicaux libres
  • Certaines études suggèrent qu’il pourrait (en association) participer à la prévention des cancers, notamment le colon et la prostate et lutter contre l’excès de cholestérol

Quels sont les effets d’une carence ?

La carence en sélénium est relativement courante en occident car nous consommons de moins en moins d’aliments qui en contiennent et les sols sont de plus en plus appauvris.

Les effets principaux d’une carence en sélénium sont :

  • Des maladies régulières et aux symptômes parfois importants. Par exemple, un rhume banal qui se transforme chez vous en trachéite qui reste plusieurs semaines ;
  • Une fatigue importante et notamment musculaire ;
  • Des douleurs articulaires.

Si le sélénium devient totalement absent de l’organisme, nous mourons ! C’est aussi pour cela qu’il est classé dans les oligo-éléments essentiels. Mais rassurez-vous, cette situation n’arrivera jamais (sauf si vous arrêtez totalement de manger 😉 ).

Où trouver du sélénium ?

La principale source d’apports en sélénium est l’alimentation. :

  • Le top : les noix du Brésil ! Deux noix vous assurent quasiment 100% de vos besoins quotidiens. Personnellement, je les mange au petit déjeuner, entières ou broyées dans un bol de granola. Attention cependant, ces noix rancissent et doivent être consommées rapidement (mois d’un mois après achat si elles sont conservées dans un récipient hermétique) car elles ont une forte propension à moisir et développer des germes appelées aflatoxines qui peuvent devenir cancérigènes. Je vous conseille également des noix originaires d’Europe ou d’Amérique du Sud dont les sols sont plus riches en sélénium.
  • Les produits animaux : principalement les oeufs, algues de type kombu ou wakamé, poissons et abats
  • Les choux, champignons, ail (surtout l’ail noir) et oignon
  • Les céréales complètes

A associer idéalement avec de la vitamine E (germe de blé, noisette, amande) pour une meilleure assimilation.

Et la supplémentation ?

L’ANSES recommande de consommer 70 µg de sélénium par jour.

Si vous consommez les aliments cités ci-dessus de façon très régulière et s’ils sont de bonne qualité (produits le plus localement et avec le moins de pesticides possibles), vous n’aurez pas besoin d’une supplémentation en sélénium. N’oubliez jamais que l’alimentation doit toujours rester votre première médecine !

Si vous devez vous supplémenter, je vous conseille fortement de vous rapprocher de votre médecin, pharmacien, naturopathe ou thérapeute afin d’avoir un conseil personnalisé et éviter tout risque. Le surdosage est possible et peut entrainer des troubles digestifs importants. Si vous prenez déjà un complément de type multivitamines, vérifier bien la concentration de sélénium et pensez à le mentionner aux professionnels qui vous accompagnent.

Les meilleures formes de sélénium en compléments alimentaires sont la sélénométhionine ou la célénocystéine, mais il vaut mieux éviter le sélénite de sodium qui est moins bien absorbé.

En cas de grossesse, allaitement, troubles de la thyroïde ou diabète, la supplémentation en sélénium est contre-indiquée (hors indications de vos professionnels de santé). Si vous prenez des inhibateurs de la pompe à proton (IPP) type oméprazole, pantoprazole, ou des médicaments ou compléments contenant de la Vitamine C, il est recommandé d’espacer les prises de minimum 2 heures.

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